En mai, garde les skis aux pieds !

En mai, garde les skis aux pieds !

du 24 au 28 mai 2012 Ecrins, Montagne, Ski de rando, Vanoise 0 commentaire

La fin mai a permis de faire enfin du vrai ski de printemps après le mois d'avril et le début mai catastrophiques. Il a fait mauvais en début de semaine mais la météo annonce une belle fenêtre à partir du jeudi : nous sommes donc en Vanoise dès le mercredi soir, prêts pour un réveil matinal le jeudi.

Jour 1 : dôme de la Sache. La météo est parfaite, comme annoncée. Pas de vent, ça chauffe vite. Malgré une petite erreur d'itinéraire, nous arrivons au sommet sans encombres. Neige transfo à point pour la descente, sauf sur la fin où il n'y a pas eu de regel.

Jour 2 : Aiguille de la Grande Sassière. Il y a eu de l'orage pendant la nuit, mais le matin il fait grand beau. L'itinéraire est évident, nous ne nous trompons pas cette fois : il faut dire qu'on a facilement pu le repérer depuis le dôme de la Sache la veille, on était juste en face ! Arrivé au col entre la petite et la grande Sassière, le ciel se couvre très vite, et nous nous arrêterons 20 mètres sous le sommet car la visu devient très mauvaise. Finalement ça se découvre aussitôt mais nous profitons d'une descente 5 étoiles sur le glacier qui a été saupoudré pendant la nuit par l'orage.

Jour 3 : Mont Pourri avorté. L'orage éclate dans la nuit et ce sont des trombes d'eau et des grêlons qui tombent... A 4 heures du matin, heure du réveil, il pleut encore légèrement : nous annulons donc le projet, surtout que c'est une course longue et difficile. Les 900 mètres de portage qui nous attendent ne motivent pas plus. On se rabat sur une petite balade matinale pour aller au refuge du Mont Pourri. Le ciel redevient tout bleu, avant de se charger à nouveau très vite : nous ne sommes pas déçu d'avoir abandonné avant même d'avoir commencé ! Nous finirons par contre la petite randonnée les pieds détrempés tellement il a plu et grêlé... Et ce malgré un passage de ruisseau athlétique :

Après ces 3 jours passés en Vanoise, direction la Bérarde pour skier dans les Ecrins que je connais bien mieux !

Jour 4 : les Rouies. La météo annonce que le ciel va très vite se boucher : en effet, dès le matin les nuages sont là. Arrivé non loin du sommet les nuages me rattrapent alors que je profitais d'un trou de bleu. Dommage ! Alors que je croyais être seul au monde, je croise le gardien du refuge du Pigeonnier sur le glacier des Rouies. Redescente sympathique même si sur le haut c'est encore béton... Le passage du glacier des Rouies au glacier du Chardon se fait sans déchausser, mais plus pour longtemps !

Jour 5 : Dôme des Ecrins par le col des Ecrins. Finir par la cerise sur le gâteau ! Départ de la Bérarde à 3h45, la partie terminale du col des Ecrins m'a fait perdre beaucoup de temps : impossible de monter à skis (surface trop irrégulière) et malgré le regel correct, bon brassage en crampons. Lorsque je débarque au col, des skieurs sont déjà au deux tiers du dôme, mais finalement nous arriverons en même temps au sommet du dôme à 9h15, toujours aussi grandiose (voir le panoramique). Les autres skieurs ne souhaitant pas redescendre tout de suite, je profite seul de la poudreuse tombée dans la nuit sur la moitié du dôme, l'autre moitié étant un peu plus "tôlée" à cause du vent du nord... S'en suit un descente tranquille mais bien agréable sur la mer de glace du glacier blanc puis la redescente sur le Pré de Mme Carle. Une bien belle journée de clôture !

Sur 5 jours, quatre très belles courses dans des cadres somptueux et avec des dénivelés tournants autour des 2000 mètres par jour : que demander de plus ?

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